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Interview

En 2007, pas de «candidature communiste pur sucre»

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Publié le 30/10/2004 à 2h47

Après quatorze années passées dans le fauteuil de maire de Saint-Denis, le communiste refondateur Patrick Braouezec, 53 ans, passera la main à son premier adjoint (PCF) Didier Paillard en décembre. Patrick Braouezec va prendre la présidence de Plaine Commune, qui regroupe huit villes de Seine-Saint-Denis. Il entend aussi jouer un rôle plus important au sein du PCF.

Pourquoi cette démission ?

D'abord, je suis pour le renouvellement politique aux postes de responsabilités publiques. Je reste député et conseiller municipal. Cela me permettra d'être toujours disponible pour les gens. Ce que j'aime le plus. J'aurai aussi un peu de temps pour me consacrer aux élections de 2007.

Samedi, dans Libération, Robert Hue exigeait que le candidat communiste à la présidentielle soit membre du PCF. Pour vous, ce n'est pas indispensable ?

Il faut qu'on tranche assez vite sur le type de candidature que nous voulons. Une candidature communiste pur sucre, dotée d'un projet élaboré par les seuls communistes, ça ne m'intéresse pas. Je souhaite que nous construisions d'abord un projet alternatif, porté par des forces altermondialistes, des militants associatifs, syndicaux, etc., qui ne se retrouvent pas dans l'offre politique actuelle. Et, pour répondre à Robert Hue, je ne prône pas une alliance avec une «petite gauche énervée et impuissante», comme il dit. A une candidature pour montrer la «force» du PCF, je préfère une candidature utile pour les gens, portée par un large mouvement antilibéral.

Qui peu

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