Le frémissement des élections du printemps a-t-il rasséréné le Parti communiste ? C'est ce que veut croire Marie-George Buffet, pour qui, «ça y est, les gens en veulent». Alors que les communistes sont en plein débat sur leur stratégie en vue des élections présidentielle et législatives de 2007, la secrétaire nationale a mis à l'ordre du jour du conseil national (le «parlement» du parti), qui s'est réuni vendredi, une modification des statuts.
Première proposition de réforme d'envergure : afin de faciliter le renouvellement des dirigeants, le nombre de mandats de trois ans du patron n'est plus limité à deux. Désormais, explique la direction, «en règle générale, on tend à limiter à dix ans l'exercice d'une même responsabilité». Elue en 2000 à la tête du parti, Marie-George Buffet devait abandonner ses fonctions en 2006.
Mais l'innovation majeure suscite déjà un débat interne. Depuis les statuts de 2001, avant chaque congrès, les opposants pouvaient présenter ce que le jargon communiste désigne sous le nom de «base de discussion alternative», en contrepoint de «la base commune de discussion» préparée par la direction. Pour la soumettre au vote des militants, elle devait être signée par 200 adhérents ou présentée par une fédération. Dans les nouveaux statuts, le texte alternatif devrait être soumis par «1 % des adhérents issus d'au moins un tiers des fédérations (soit 33, ndlr). (...) Ces adhérents doivent représenter au moins 1 % de chacune de ces fédérations». Or, pour Nicolas




