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Libération

Les syndicats daubent sur le lapin posé aux fonctionnaires

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Echec de la rencontre, hier avec le ministre, sur la question des salaires.

Publié le 09/11/2004 à 2h56

Le scénario s'est déroulé comme prévu. Acte I : le ministre de la Fonction publique, Renaud Dutreil, confirme aux sept fédérations de fonctionnaires qu'il recevait hier qu'il n'a pas grand-chose à leur donner, question salaires. Acte II : suspension de séance et déclaration commune des sept (CGT, CFDT, FO, FSU, Unsa, CFTC et CGC). Acte III : le dialogue de sourds s'achève au bout de deux heures trente de confrontation. «C'est le minimum syndical. Il a posé un lapin au pouvoir d'achat», rigole Bernard Lhubert (CGT).

En jeu : le pouvoir d'achat des quelque 4,5 millions de fonctionnaires. Selon Renaud Dutreil, celui-ci a augmenté, en moyenne, de 2,6 % par an sur la période 1994-2003, en raison des primes et de l'avancement dû à l'ancienneté. Faux, rétorquent les syndicats : le manque à gagner par rapport à l'inflation depuis le début de l'année s'élève à près de 5 %. «Si le gouvernement veut négocier, commente Gérard Aschiéri (FSU), il faut qu'on sache sur quelle base. La réalité, c'est la valeur du point d'indice, qui est commun à tous.»

Les ponts sont-ils rompus ? Pas sûr. Alors que le ministre devait proposer une réunion pour le 23 novembre, il pourrait, à la demande des syndicats, avancer le rendez-vous avant le 18, jour où doit être voté le budget de la Fonction publique par les députés. Un premier «recul» donc, selon Bernard Lhubert. Sur le fond, Renaud Dutreil, s'il ne dit rien de l'ordre du jour de cette rencontre, a évoqué «un périmètre de discussion» pour «rouvrir ce qu

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