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Libération

Jospin prône le oui, seule «chance du PS»

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Publié le 17/11/2004 à 3h02

Si le PS veut gagner en 2007, sa seule «chance», c'est de dire oui. C'est le message qu'a délivré hier soir Lionel Jospin lors d'une réunion des partisans du traité constitutionnel européen organisée dans le XVIIIe arrondissement de Paris. «Si le oui l'emporte, le parti restera dans la dynamique de victoire» enclenchée au printemps 2004 avec les régionales et européennes. Soulignant la «responsabilité considérable» des militants du PS, Lionel Jospin n'a pas hésité à qualifier de «capitulation» et de «renonciations aux idées qu'on aura prétendu défendre» la position des opposants au traité.

Pour accueillir l'ancien Premier ministre, Daniel Vaillant, le maire du XVIIIe arrondissement, a fait casser une cloison dans le local trop exigu. Les militants sont à peine 200 (un tiers des encartés du XVIIIe) quand Jospin arrive. Assis au troisième rang, avec à sa droite Bertrand Delanoë puis Daniel Vaillant, Lionel Jospin a comme d'habitude préparé un texte écrit qu'il rature jusqu'au dernier moment. «Il y a quelqu'un qui ne devrait pas être dans cette salle, tonne d'emblée un militant de base. Car il devrait être à l'Elysée. Parce qu'il y a deux ans des gens ont voté comme des cons. Et ils s'apprêtent à faire de même.» Tonnerre d'applaudissements. En terrain conquis, Jospin fait valoir son oui, comme il l'a fait le 23 septembre dans le Nouvel Observateur. Mais «le militant» Jospin commence par s'étonner que les socialistes se soient engagés dans une consultation interne qui a «pour co

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