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Libération

Nouveau pataquès Sarko-Raffarin

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A l'Assemblée, le ministre s'autorise une annonce que se serait réservée Matignon.

Publié le 23/11/2004 à 3h08

Une dernière provocation pour la route. A une semaine de son départ de Bercy, Nicolas Sarkozy n'a pu s'empêcher de remettre en cause, une fois de plus, l'autorité de Jean-Pierre Raffarin. La scène se déroule vendredi soir à l'Assemblée nationale, alors que s'achève la discussion budgétaire. Edouard Balladur présente deux amendements qui remettent au goût du jour la vieille antienne gaulliste de la «participation». L'ancien Premier ministre, proche de Sarkozy, veut étendre le régime des stock-options aux salariés et favoriser le développement des plans d'épargne-entreprise. Jusque-là, pas de problème, d'autant que les dirigeants du groupe UMP ont donné leur accord. Le hic, c'est que la «participation» est justement au coeur du «contrat 2005» que Raffarin doit dévoiler le 9 décembre. Le locataire de Matignon aurait aimé se réserver la primeur de l'annonce.

C'est en tout cas la version que livrent les sarkozystes : «On a senti un frein très ferme à Matignon», confie un collaborateur du ministre, affirmant que les amendements Balladur sont passés sans l'assentiment de Raffarin. En déplacement officiel au Mexique, ce dernier aurait même, selon le Parisien d'hier, téléphoné à son ministre de l'Economie pour lui demander de bloquer les amendements. «Faux !» répond Matignon, qui dément à la fois le coup de fil et le veto du Premier ministre, puisque «les propositions de Balladur n'atténuent pas du tout la réforme à venir». Seule certitude : le secrétaire d'Etat au Budget, Dominique B

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