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La gauche non partisane s'invite dans les partis

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Un appel est lancé pour que les citoyens pèsent sur le choix d'un candidat à l'Elysée.

Publié le 24/11/2004 à 3h09

On est déjà en 2007. Même la gauche non partisane l'a compris. Elle lance aujourd'hui un appel : «Pour 2007, voter Y.» Réminiscence d'un autre appel, lancé par l'Express il y a presque quarante ans : l'hebdomadaire faisait campagne pour «Monsieur X», alias Gaston Defferre, à l'approche de la présidentielle de 1965. «Y», c'est autre chose. C'est personne en particulier, plutôt «le peuple de gauche». Quelques-uns de ses représentants constatent que «les citoyens ne sont consultés qu'en fin de course, au moment de voter. Les partis politiques élaborent leurs programmes et désignent leurs candidats sans suffisamment prendre en compte les débats qui traversent la société civile. Inversons la chaîne habituelle !» (1). Les initiateurs ­ représentant des hebdos (le Nouvel Observateur, les Inrockuptibles, Politis, etc.), des revues (Mouvements, Vacarme, etc.), des réseaux (Act up, Forum de la gauche citoyenne, etc.), des lieux culturels ­ proposent donc l'organisation de «forums sociaux des élections. (...) Et peut-être même un système de primaires à gauche ?». Bref, c'est au peuple de gauche de choisir son héros et son programme.

«Dispersion». «On ne veut pas faire à la place des partis, explique Gilbert Wasserman, rédacteur en chef de Mouvements. Mais si nous ne faisons rien, nous n'avons aucune chance d'empêcher une dispersion à gauche. On va vers 6 ou 7 candidats à la gauche du PS, plus celui des socialistes. Moi je préférerais qu'il y en ait deux au maximum : un estampillé PS et

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