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Libération

L'UDF commence à reluquer Hollande

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La division au Parti socialiste autorise les centristes à imaginer d'autres alliances.

Publié le 25/11/2004 à 3h09

Dans ses rêves les plus fous, François Bayrou gouvernerait le pays au côté de Jacques Delors ou de Dominique Strauss-Kahn, deux socialistes engagés comme lui en faveur du oui à la Constitution européenne. C'est pourquoi le président de l'UDF suit avec attention le référendum interne du PS. «Si le résultat tourne autour du 50-50, on va s'apercevoir qu'il y a vraiment deux gauches, explique un proche de Bayrou. Ça peut faire bouger les lignes dans les années à venir.» Les partisans socialistes du non ne s'y trompent pas : certains d'entre eux, comme Manuel Valls, soupçonnent ouvertement les tenants du oui de «préparer une alliance avec les centristes».

Un argument repris par Laurent Fabius dans un entretien publié aujourd'hui dans la Marseillaise : «Il semble que certains partisans du oui aient entamé une sorte de "danse du centre".» A commencer par Strauss-Kahn, pour qui le PS doit impérativement «conquérir l'électorat de centre gauche» pour gagner la présidentielle de 2007. A la faveur du référendum interne du PS, resurgit donc l'idée d'une hypothétique alliance entre la gauche et l'UDF, éternelle resucée de la «troisième force».

Si un accord en bonne et due forme entre les deux partis relève de la politique-fiction, le sujet est souvent abordé dans des conversations informelles. Un exemple : de retour du Chili, Jean-Paul Huchon, président (PS) de la région Ile-de-France, semble avoir beaucoup appris de la vie politique locale : «Là-bas, la gauche a su s'associer à la démocrat

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