Montpellier correspondance
Du passé faisons table rase. Arrivé au pouvoir en mars après dix-huit années de lutte sans merci contre son rival de droite Jacques Blanc, le socialiste Georges Frêche continue son opération de nettoyage. Il se débarrasse une à une de toutes les institutions et de leur personnel qu'il accuse d'avoir collaboré avec l'ennemi vaincu. Après le Centre régional des lettres (CRL, Libération du 2 septembre), la nouvelle victime du président de la région Languedoc-Roussillon est l'Agence méditerranéenne de l'environnement (AME), structure associative de trente-six salariés chargée depuis treize ans de la politique du conseil régional en matière d'écologie.
«Indigne». Faute d'avoir vu sa subvention (3 millions d'euros, 85 % de son budget) renouvelée pour 2005, l'AME vient de licencier tous ses salariés. «C'est indigne de la part des nouveaux responsables de la région de nous avoir forcés à ce licenciement général sans même jamais avoir pris la peine de répondre à nos courriers», dénonce Colette Roche, présidente de l'AME. La réplique du conseil régional est fournie par Christian Bourquin, président par intérim depuis que Georges Frêche a subi une opération à coeur ouvert (la fin de sa convalescence est prévue pour Noël) : «Nous ne voulons plus de ces structures externes sur lesquelles nous n'avons aucun contrôle.» D'où la création d'ici à février d'un département interne au conseil régional, chargé de la politique environnementale.
Ce que Christian Bour




