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Puzzle impossible à gauche

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Le PCF boude Chevènement. Reste la LCR, Copernic, voire Attac...

Publié le 09/12/2004 à 3h23

Le oui socialiste à la Constitution européenne ouvre-t-il un boulevard au non de gauche ? Rien n'est moins sûr. Les associations, comme la Fondation Copernic, ou des partis tels le PCF ou la LCR, risquent de se sentir bien seuls. Ils ne comptent même plus sur le renfort des Verts, qui devraient se prononcer en faveur du traité. Et n'entendent pas davantage mener campagne avec les maigres cohortes chevènementistes ou celles de Lutte ouvrière.

Le oui socialiste est-il «une bonne chose» pour le PCF ? «Si l'objectif, c'est uniquement la place du parti, alors oui, répondait, mardi, Marie-George Buffet. Mais mon objectif, c'est que le non gagne. J'aurais souhaité que le non l'emporte au PS.» En tout cas, le soutien du PS à la Constitution «est un appel à passer à la vitesse supérieure».

Mais avec qui mener ce «grand débat populaire et citoyen» que la secrétaire nationale du PCF appelle de ses voeux ? Jean-Pierre Chevènement ? L'affichage souverainiste de l'ancien ministre horripile les communistes. «On ne partage pas la même vision de l'Europe», confirme Marie-George Buffet, qui prévient qu'elle ne fera pas «de meetings communs» avec le maire de Belfort. Elle privilégie plutôt les militants du groupuscule issu des rangs chevènementistes, le Mars (Mouvement pour une alternative républicaine et sociale). LO devrait rester dans son coin.

Reste la LCR. «J'espère qu'elle va mener un peu campagne», explique Buffet. Quant à s'appuyer sur les partisans socialistes du non, tels Jean-Luc Mélen

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