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Gauche: partielles globalement positives.

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Depuis un an, l'opposition progresse dans tous les scrutins intermédiaires.

Publié le 21/12/2004 à 3h34

Un automne aux couleurs du printemps. Pour la gauche, les scrutins partiels de ces dernières semaines revêtent presque l'aspect des victoires qu'elle a connues en mars et juin lors des élections cantonales, régionales et européennes. Phénomène bien connu pour ces scrutins intermédiaires, la forte abstention ­ parfois jusqu'à 70 % des inscrits, comme pour la législative du XVIe arrondissement de Paris, en juin ­ qui doit nuancer la portée des leçons à en tirer. Ainsi que le soulignait Stéphane Rozès, directeur de l'institut BVA, dans le Figaro du 7 décembre, cette abstention peut être liée au contexte politique, la gauche étant «jugée un peu responsable de ne pas avoir su utiliser les opportunités» offertes par ses victoires du printemps. Bilan d'une année d'élections partielles.

La progression continue du PS et de ses alliés

Sur 10 cantons de droite, le PS et ses alliés radicaux ou divers gauche en ont gagné 6. Pourtant, ces bons résultats ne doivent pas masquer la difficulté pour les socialistes de conquérir des sièges de députés. Ainsi, en novembre, à Bordeaux, la candidate PS, Michèle Delaunay, a progressé de 2 points par rapport à la législative de juin 2002 dans la deuxième circonscription de Gironde laissée vacante par Alain Juppé. Le potentiel de la gauche dans son ensemble (PS, PCF et Verts), frise les 45 %, dépassant ainsi le score du candidat UMP (43 %) au premier tour. Mais c'est ce dernier, Hugues Martin, qui a été élu, la gauche restant scotchée à 48,7 % des voix

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