Le socialisme est-il soluble dans la Chiraquie ? Le Corrézien François Hollande est-il devenu plus chiraquien que Nicolas Sarkozy ? Ou encore, Chirac est-il devenu le nouveau phare de la pensée socialiste ? De fait, le PS se retrouve, une nouvelle fois, en phase avec le président de la République. Cette fois, c'est au sujet de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Hier matin, la porte-parole du PS, Annick Lepetit, a renversé l'équation : l'accord intervenu entre les chefs d'Etat et de gouvernement le 17 décembre à Bruxelles est «bon» car il «rejoint la position du PS», a-t-elle assuré. Mais cet accord a été voulu par Chirac, contre l'avis des droites UMP et UDF. Hier, en Conseil des ministres, le chef de l'Etat a de nouveau justifié son choix, tout en assurant que les Français auront «le dernier mot» lors d'un référendum.
Récidive. Certes, ce n'est pas la première fois que le PS colle à l'hôte de l'Elysée. Au printemps 2002, une fois Jospin éliminé, il avait appelé à voter en faveur du président sortant pour faire barrage à Le Pen. Un an plus tard, il approuvait la ferme opposition du Président au déclenchement de la guerre en Irak. Et en cette fin d'année 2004, le rythme s'accélère : le PS vient, coup sur coup, de s'exprimer en faveur de l'adoption du traité constitutionnel européen et de l'ouverture de négociations pour l'intégration, sous conditions, de la Turquie à l'UE. «Encore un peu et en 2007, on vote tous Chirac», rit jaune un élu fabiusien. Durant la récent




