C'est avec une relative «sérénité» que Jacques Chirac envisage désormais le référendum sur la Constitution européenne qui devrait avoir lieu au printemps. La consultation interne des socialistes sur ce sujet lui avait déjà ôté une épine du pied. A défaut d'être une garantie, la victoire du oui est encourageante pour envisager une issue positive au référendum.
Depuis quelques jours, l'exécutif considère s'être, en outre, pas mal tiré de la délicate question turque. Favorable à l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne, Jacques Chirac sait bien qu'il se heurte aux craintes d'une majorité de Français et à l'opposition de son propre camp. Mais il mise sur sa pédagogie pour empêcher que ce débat ne vienne polluer celui sur la Constitution européenne.
Son explication télévisée de la semaine dernière a été jugée «utile» par son entourage. «Sa volonté est de dépassionner le débat, explique un de ses proches, les garanties sont prises pour que la campagne pour le référendum se déroule sans amalgames. Il va falloir continuer à lutter contre la désinformation mais on avance plutôt dans le bon sens.»
Même satisfaction à Matignon où l'on estime qu'avec les discussions à l'Assemblée nationale et au Sénat hier, à l'occasion desquelles le Premier ministre a martelé le message présidentiel, «le sujet turc commence déjà à être derrière nous. Le principal danger est maintenant l'abstention». Tout en prétendant lutter contre le mélange des genres, le duo exécutif compte vendre à l'opinion qu'en vot




