Contagion à l'UMP. Avant son retour aux affaires, Nicolas Sarkozy écrivait et disait partout qu'il était «libre». Depuis sa condamnation à un an d'inéligibilité, Alain Juppé éprouve, paradoxalement, le même sentiment. C'est désormais au tour de Jean-Louis Debré de le faire savoir. Alors que les travaux parlementaires ont cessé la nuit passée, et reprendront le 18 janvier, le président de l'Assemblée nationale jure qu'il «ne roule ni pour la droite ni pour la gauche. Mais pour cette maison».
«Maison». Depuis octobre, les députés ont siégé durant plus de 430 heures dans cette «maison». Ils ont adopté neuf projets de loi, trois propositions de loi et dix-sept projets d'approbation de traités. Ce n'est pas ce dont l'hôte de Lassay est le plus fier. Il met plutôt à son actif les créations de missions parlementaires, notamment les plus récentes : celle sur «la fin de vie» et celle sur la famille.
Ces initiatives répétées lui ont valu des griefs de la part des responsables du groupe UMP. D'aucuns ont même demandé au chef de l'Etat de «calmer» le président de l'Assemblée. Ils estiment en effet que ce n'est pas à la droite de travailler sur des questions comme l'homoparentalité.
Informé de cette tentative de cabale, Debré a dénoncé il y a quelques jours, lors du pot de fin d'année de la commission des affaires sociales, «l'absentéisme» de ses collègues, les exhortant à «réinvestir cette maison». Et les adjurant de s'emparer des questions de société : «C'est incroyable que ce soit sur le




