Après neuf mois de pratique intensive, la base arrière de Nicolas Sarkozy s'avère un peu marécageuse. Le département des Hauts-de-Seine, dont Charles Pasqua lui a transmis la présidence le 1er avril, est même devenu la seule épine sérieuse dans le pied du président de l'UMP. C'est d'abord une question d'image : même s'il n'y est pour rien, son nom se trouve mêlé aux affaires politico-judiciaires de son prédécesseur.
«Je dois gérer». Le 16 décembre, l'ancien directeur général des services du conseil général, Bernard Bled, a été mis en examen pour «détournement de fonds publics et recel de faux» dans l'affaire Hamon, du nom de ce milliardaire qui veut construire une fondation d'art contemporain à Issy-les-Moulineaux. Certes, Bled a quitté le conseil général début novembre pour prendre la direction générale de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad). Mais, pendant six mois, il a fait partie du cabinet de Sarkozy comme conseiller aux affaires économiques. «Le problème de la fondation Hamon est un problème que je dois gérer», a récemment reconnu le nouvel homme fort des Hauts-de-Seine.
Car la justice ne s'intéresse pas qu'à Bernard Bled : deux autres hauts fonctionnaires proches de Pasqua, dont la directrice adjointe chargée des finances, ont été mis en examen dans la même affaire. Eux sont toujours en fonction. En revanche, le directeur des affaires juridiques, poste ultrasensible dans l'ancien fief de Pasqua, a été remplacé par une femme politiquement plus corre




