Durable, mais à partir de quand ? François Hollande a profité de ses succès de 2004 pour mettre sur le marché son concept de «gauche durable». Il s'agit de rebâtir sur les ruines de la gauche plurielle, morte le 21 avril 2002, «une coalition» qui soit capable de proposer «un contrat» de gouvernement. La gauche plurielle avait vu le jour dans la précipitation de la dissolution de 1997. Le premier secrétaire du PS prétend en avoir tiré les leçons en préparant en amont les échéances électorales.
Empêtrés. Le PS ayant passé des mois à régler son désaccord sur la Constitution européenne, les écologistes étant longtemps restés empêtrés dans la désignation de leur direction, la formule «hollandaise» n'est aujourd'hui qu'une coquille vide. Elle pourrait le rester encore quelques mois : le non communiste à la Constitution rend improbable l'instauration, avant l'été, d'un dialogue de fond avec le PCF. «Une victoire du non au référendum permettrait pour la première fois une condamnation politique du libéralisme. Ce sera un tremblement de terre», espère Patrice Cohen-Seat, proche de Marie-George Buffet. Hier, en marge de ses voeux à la presse, la secrétaire nationale du PCF a aussi indexé les discussions à gauche sur le référendum. Quel que soit le résultat, «il aura des incidences sur 2007», a-t-elle indiqué. Le non serait révélateur «des attentes populaires» auxquelles la gauche, «pour durer, devra répondre». Elle a convenu que «si le oui l'emportait», les communistes devaient continue




