Un référendum à deux tours ? Après la victoire du oui à la consultation interne sur le traité européen, le 1er décembre, les socialistes sont entrés de nouveau en campagne interne. Comme prévu (Libération d'hier), c'est Henri Emmanuelli qui a lancé la première offensive. Le député des Landes est en effet persuadé que le rapport de force interne au PS est plus équilibré que le score en faveur du oui (58 %) le laisse paraître : «Surtout si on lisse l'enthousiasme spontané des grosses fédérations», ironise-t-il, allusion au oui majoritaire dans le Nord, le Pas-de-Calais et les Bouches-du-Rhône.
Pétition. Hier, en compagnie de la députée européenne Béatrice Patrie, des députés Germinal Peiro et Marc Dolez et du sénateur Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli a lancé une pétition sur l'Internet contre la directive européenne Bolkestein sur les services publics (1). Le responsable du courant Nouveau Monde n'a pas caché que c'était là une occasion de faire valoir encore et toujours son opposition au traité européen. Il y a tout juste une semaine, il a prévenu officiellement François Hollande de son intention de remonter sur les estrades.
Jean-Luc Mélenchon n'en est jamais descendu. Dès le 2 décembre, il avait annoncé qu'il ne se tairait pas. Comme un autre partisan du non, Manuel Valls, il interviendra le 29 janvier devant les amis de Laurent Fabius. Ce dernier ne nourrit «aucun regret» sur son choix. Il s'en épanche longuement aujourd'hui dans le Nouvel Observateur. Mais, à la différe




