C'est la collusion des oui, le pacte Hollande-Chirac. Hier, les députés ont entamé l'examen du projet de loi de révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité constitutionnel européen. L'occasion pour les deux principaux partis favorables au oui l'UMP et le PS de faire montre d'une entente aussi inédite que temporaire. L'Assemblée s'apprête ainsi à adopter un amendement d'origine socialiste. Celui-ci prévoit que le Parlement examine tous les actes européens qui sont du ressort de la loi.
C'est hier matin que le ministre des Relations avec le Parlement, Henri Cuq, l'a annoncé à Jean-Marc Ayrault. Le président du groupe PS tannait le gouvernement depuis une semaine. Mercredi dernier, lors de la séance des questions au gouvernement, il avait suggéré l'amendement par écrit à Jean-Pierre Raffarin et Jean-Louis Debré. Puis, à l'issue de la séance, il s'en était entretenu avec le Premier ministre, qui lui avait promis une réponse «à la fin de la semaine». Parallèlement, Daniel Vaillant tentait de convaincre Cuq. Ne voyant rien revenir lundi, Ayrault a sollicité à nouveau Matignon qui a dit banco hier matin.
Les chiraquiens comme les proches de Hollande trouvent leur intérêt dans cette alliance. Pour les amis du chef de l'Etat, cette opération permet de couper l'herbe sous les pieds à la fois d'Edouard Balladur et donc, par proximité, de Nicolas Sarkozy et de François Bayrou. L'ex-Premier ministre avait déposé un amendement visant à rendre automatique la sais




