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Interview

Manuel Valls: «Je ne peux pas souhaiter la victoire du non»

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Opposé à la Constitution européenne, l'élu PS rentre dans le rang et soutient Hollande.

Publié le 29/01/2005 à 0h13

Député socialiste de l'Essonne, Manuel Valls participe ce samedi à la réunion des amis de Laurent Fabius. Militant, comme eux du non lors du référendum interne du PS, il espère désormais la victoire du oui à la Constitution européenne et choisit François Hollande pour 2007.

Evincé par Hollande de la direction du PS, vous rejoignez les troupes fabiusiennes ?

Je suis invité par Laurent Fabius à m'exprimer aujourd'hui sur la politique de la ville. Nous avons milité ensemble, au sein du PS, pour le non au traité européen. J'ai de l'estime pour lui. Et même en politique, il faut faire preuve d'élégance. Il ne faut pas y voir autre chose.

Allez-vous, comme d'autres, faire campagne en faveur du non sans le dire ?

Si, le 1er décembre, les militants avaient fait le choix du non, une autre dynamique était possible à gauche et en Europe. Pour la première fois, une grande formation de gouvernement, sociale-démocrate, offrait un débouché à tous ceux qui, à gauche et dans les couches populaires, doutent d'une Europe de plus en plus marquée par le libéralisme. Cette possibilité n'existe plus. J'en prends acte. La victoire du non serait synonyme d'un désaveu terrible pour mon parti comme pour les dirigeants du pays. Cela approfondirait la crise politique. Au-delà d'une satisfaction personnelle et passagère, je ne vois pas comment nous pourrions construire une alternative crédible sur de tels décombres.

Vous allez donc voter oui ?

Je ne peux pas souhaiter la victoire du non. Je n'ai pas envie de r

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