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Les régions mettent leurs impôts sur le dos de Raffarin

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Les vingt présidents socialistes expliquent les hausses de la fiscalité locale par le désengagement de l'Etat dans les régions.

Publié le 31/01/2005 à 0h15

Signe des temps : la gauche n'assume plus les hausses d'impôts qu'elle décide. C'est pourtant dans un bel ensemble que les vingt présidents de région socialistes ont fait voter ­ ou s'apprêtent à faire voter ­ une hausse massive des impôts régionaux (taxe foncière, taxe professionnelle et taxe sur les cartes grises), de l'ordre de 20 % en moyenne. En Ile-de-France, par exemple, Jean-Paul Huchon veut profiter de la session budgétaire qui s'ouvre aujourd'hui pour faire passer une hausse de 23 %.

Les régions étant des nains administratifs, cette flambée fiscale ne représente qu'une dizaine d'euros par foyer, prélevée dans les poches des propriétaires immobiliers, des entreprises et des automobilistes. Mais, aussi modique soit cette somme, les barons régionaux du PS refusent de l'endosser. Ils assurent au contraire que leurs promesses de campagnes (emplois-tremplins, gratuité des livres scolaires, démocratie participative...) sont financées à périmètre fiscal constant, et que la hausse des taux est un «impôt Raffarin» dont ils ne sont pas responsables. Pour gagner la bataille de l'opinion, la gauche régionale a développé un argumentaire en trois points, alors que le Premier ministre dénonce cette «stratégie du mistigri» organisée par le PS.

«L'Etat se désengage, les régions prennent le relais»

C'est l'argument clé des présidents de région qui voient l'Etat se retirer tous azimuts des politiques locales : fin des emplois-jeunes, coupes dans les subventions aux associations, non resp

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