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Week-end de piques et d'épines au Parti socialiste.

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Sous couvert de la préparation du projet 2007, les attaques fusent entre futurs présidentiables, Fabius et Hollande en tête.

Publié le 31/01/2005 à 0h15

Ce fut un week-end pour les naïfs. En tout cas pour ceux qui doutaient que l'issue du référendum interne au Parti socialiste sur la Constitution européenne se solderait par autre chose qu'un long match entre le premier secrétaire, François Hollande, et son numéro 2, Laurent Fabius. Le coup de sifflet final en sera donné en 2006, lors de la désignation par les militants du candidat à la présidentielle. Décor de la bagarre ? Un gymnase à Pantin samedi, où Fabius a taclé le patron du PS en parlant de son «opposition caoutchouc». La salle de la Mutualité dimanche, où le député de Corrèze a répliqué en prévenant l'ex-Premier ministre qu'«être de gauche, c'est être capable dans l'opposition de parler le même langage qu'au pouvoir». Un partout, la balle au centre. «Le concours de Miss a commencé», regrette un vieux militant socialiste, qui n'oublie pas que sur le terrain il y a aussi «Miss Pas-de-Calais (Jack Lang, ndlr), sans oublier Miss Val-d'Oise (DSK, ndlr)», qui battait sa propre estrade samedi soir à Alfortville (Val-de-Marne). «Il ne manque plus que Mme de Fontenay (Lionel Jospin, ndlr) revienne pour compléter le tableau», s'amuse ce militant.

Samedi, 16 h 45, Pantin (Seine-Saint-Denis), gymnase D'Estienne-d'Orves. Même «Toto» est là pour «Lolo». «Toto», c'est Thomas, l'un des deux fils de Fabius, jeune chef d'entreprise. Cofondateur du Nouveau Monde, Jean-Luc Mélenchon est venu «en ami» et Manuel Valls, qui ne souhaite plus la victoire du non (Libération de samedi-dimanche)

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