L'issue du vote solennel ne fait aucun doute. Cet après-midi, les 577 députés vont approuver largement le projet de révision constitutionnelle, préalable nécessaire à la ratification du traité constitutionnel européen. Mais c'est le poids du non et des abstentions qui peut surprendre. Les 22 députés communistes et républicains voteront en totalité contre le projet de loi. A l'inverse, les 31 centristes hormis le député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde l'approuveront. C'est au PS, comme à l'UMP, que les décomptes se compliquent. Chez les 149 socialistes, une cinquantaine de députés devraient choisir l'abstention. Pour éviter d'avoir à se prononcer en faveur du non et se retrouver ainsi sous la menace d'une sanction de la part de la direction du parti, quelques parlementaires ne devraient pas participer au vote. Dans le camp d'en face, les souverainistes ont choisi de se compter. Le président du groupe UMP, Bernard Accoyer, estime qu'ils ne devraient pas être plus d'une quinzaine sur 362 députés.
Une fois adopté par les députés, le projet de loi sera soumis aux sénateurs, qui l'examineront à partir du 15 février. Viendra alors la réunion du Congrès, fin mars ou début avril, à Versailles. Pour être définitivement voté, le projet de révision constitutionnelle doit y être adopté par au moins trois cinquièmes des parlementaires (députés et sénateurs). Puis viendra le temps de la campagne référendaire proprement dite. La date du scrutin n'est pas encore arrêtée. Selo




