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Libération

Gremetz dépouillé de ses délégations à la région

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Rupture consommée en Picardie entre l'élu PCF et le président socialiste.

Publié le 01/02/2005 à 0h18

Dix mois. L'idylle aura duré moins de temps qu'une rose de Picardie. Entre le président socialiste de la région picarde, Claude Gewerc, et son vice-président, l'irréductible et imprévisible communiste Maxime Gremetz, la rupture est consommée depuis hier. Le premier a retiré au second ses délégations à l'emploi, au développement économique et à l'industrie. Ainsi que «tous les moyens y afférant».

Entre l'élu PS et le député PCF, le torchon brûle depuis des lustres dans cette région où les communistes ont été peu à peu supplantés par les socialistes. Au lendemain de la victoire de mars 2004, Gremetz fait monter les enchères et obtient la première vice-présidence du conseil. Indomptable, il ne tarde pas à ruer dans les brancards. Ainsi, n'hésite-t-il pas à prendre fait et cause pour les «contrats d'avenir» sauce Jean-Louis Borloo, contre les «emplois tremplins» ­ l'un des principaux engagements de campagne des socialistes ­ qui «coûtent très cher». Vendredi enfin, il obtient un poste à l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) avec les voix du Front national. La sanction est tombée hier : «A plusieurs reprises, [Gremetz] a porté gravement atteinte par ses déclarations et son comportement à l'unité de l'exécutif et à l'accord majoritaire», proclame Claude Gewerc, qui considère son ex-bras droit à la région comme «quelqu'un d'assez incontrôlable».

Cette surchauffe s'explique par la préparation du budget 2005. Actuellement, la hausse des impôts régionaux, qui sera discutée le 4 mar

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