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Le camp du oui craint le non des Français

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Alors que le vote des députés sur la révision constitutionnelle semble acquis, droite et gauche redoutent l'issue du référendum européen.

Publié le 01/02/2005 à 0h18

Le trouillomètre à zéro. Les députés achèvent aujourd'hui, par un vote, la première étape qui devrait aboutir en juin à la consultation des Français sur le traité constitutionnel européen. Si le résultat du vote dans l'hémicycle ne fait aucun doute (lire ci-dessous), les partisans du oui, de droite comme de gauche, redoutent l'issue du référendum.

«Séisme». «Les Français ont mille raisons de dire non, constate un dirigeant socialiste. Et la politique sociale du gouvernement ne va rien arranger d'ici juin. Dire que le non peut l'emporter, ce n'est pas faire de la stratégie à deux balles pour mobiliser le camp du oui. C'est évoquer une forte probabilité.» «Nous rencontrons une vraie difficulté : mobiliser les Français sur le sujet, renchérit Pierre Lequiller, président (UMP) de la délégation à l'Union européenne de l'Assemblée. Je crois sincèrement que le oui va l'emporter. Mais il faut expliquer, encore et encore.» Partisan du oui, François Sauvadet (UDF) appelle le gouvernement à prendre «très au sérieux les malaises qui s'expriment». Soulignant, comme Lequiller, la nécessité de «beaucoup d'explications et d'engagement» durant la campagne référendaire, il redoute que les Français fassent porter à l'Europe la responsabilité de «leurs problèmes du quotidien». Plus pessimiste encore, le député UMP Thierry Mariani, proche de Sarkozy, pronostique un «véritable séisme» à l'occasion du référendum. «Je ne rencontre dans ma circonscription que des électeurs qui me disent qu'ils vont v

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