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Libération

Sarkozy assèche le magot des clubs de l'UMP

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Publié le 10/02/2005 à 0h28

A sa manière, l'UMP pratique le secret bancaire. Impossible, par les voies officielles, de connaître le montant exact des subventions accordées à la vingtaine de clubs, partis et associations officiellement rattachés au parti de Nicolas Sarkozy. Cette myriade de structures satellites, plus ou moins actives, permet aux barons de la droite, petits et grands, de jouir d'une certaine autonomie politique... et financière. Le coût de ce système de prébendes à l'ancienne est estimé à 5 millions d'euros, soit 13 % du budget total de l'UMP. C'est moins que ce qui était prévu pour financer d'éventuels courants (30 % selon les statuts), mais c'est déjà trop pour Sarkozy. «Nous voulons redistribuer une partie de cet argent aux fédérations les plus petites et dans les villes tenues par la gauche que nous voulons conquérir», explique Brice Hortefeux, secrétaire général adjoint de l'UMP, chargé de négocier à la baisse l'ensemble de ces subventions. Avec pour consigne de garder une discrétion absolue . «Sarko a pris le magot et veut le gérer en autocrate, avec le prétexte de porter la voix des militants», glisse un député concerné par cette discrète restructuration. Hortefeux promet cependant que «la masse et la ventilation des financements» seront rendues publiques, pour la première fois, au conseil national de l'UMP prévu le 6 mars.

Contrats. D'ici là, Hortefeux continue à recevoir dans son bureau tous les copropriétaires du «magot». A commencer par les trois plus gros : le Parti radical (

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