Menu
Libération

La réplique du «think tank» de Chirac

Réservé aux abonnés

La Fondation pour l'innovation politique a été la cible de Sarkozy.

Publié le 17/02/2005 à 0h37

La Fondation pour l'innovation politique contre-attaque. Le think tank chiraquien, créé par le conseiller élyséen Jérôme Monod, a décidé de répondre aux attaques de Nicolas Sarkozy. Le président de l'UMP envisage en effet de réduire fortement la subvention annuelle que le parti verse à la Fondation. «Les donateurs sont libres», a reconnu hier l'industriel Francis Mer, à qui Monod a confié la présidence de la Fondation. «Il est probable qu'il y ait une certaine redistribution et, dans ce cas, nous irons chercher nos ressources ailleurs», a prévenu l'ancien ministre de l'Economie. Reconnue d'utilité publique, la Fondation pour l'innovation politique est pour l'instant financée par les pouvoirs publics (2 millions d'euros par an), l'UMP (800 000 euros) et six entreprises privées dont Mer n'a pas voulu divulguer le nom.

Pour ceux qui douteraient de l'utilité de la Fondation (et ils sont nombreux à l'UMP), Mer a également présenté une première «note» à connotation politique, appelant à réformer la Constitution pour permettre l'instauration d'un service minimum dans les transports. Selon Franck Debié, directeur général de la Fondation, ce genre de travail préparatoire à l'action politique est devenu nécessaire à la «droite libérale et progressiste actuellement au pouvoir». Car, explique-t-il, «l'idée d'un homme providentiel qui dirige seul avec ses intuitions, c'est peut-être un peu périmé».

Nicolas Sarkozy doit-il se sentir visé ? En tout cas, son prédécesseur, Alain Juppé, continu

Dans la même rubrique