Avec Raffarin, le vendredi, c'est gâterie. Après avoir lancé le permis à un euro la semaine dernière à Meaux, le Premier ministre s'est rendu dans le Val-de-Marne pour annoncer une bonne nouvelle. Cette fois-ci, le public concerné est celui des petits commerçants. Et la ville choisie, Le Perreux-sur-Marne, tenue par le député (UMP) Gilles Carrez. Problème, Raffarin est en retard. Mais Carrez joue les chauffeurs de salle devant «ses» commerçants. «Et voilà votre ministre», lance-t-il. «Christian Jacob !» répondent-ils à l'arrivée du ministre du Commerce.
Visite du coeur de la ville au pas de charge. Les boulangers sont déçus, ils avaient préparé un gâteau. «Monsieur Raffarin n'est pas là, mais venez le lui apporter à la mairie», tente-t-on de les consoler. «Vous savez, le Premier ministre et les boulangers, c'est une vraie histoire d'amour», ajoute Jacob. Il dira la même chose au chocolatier. A la mairie, des manifestants encadrés par un cordon de CRS réclament des logements pour tous. «C'est la CGT... Enfin, des communistes», précise le premier magistrat au ministre. A l'entrée, ce sont les militants de l'UMP qui patientent sur le perron. Tous défendent la même idée : Le Perreux est une ville modèle, remplie de petits commerces et sans aucun supermarché. L'idéal pour Raffarin, qui doit parler de la redynamisation des centres-ville grâce aux petits commerces. «Les grandes agglomérations ne sont pas le projet que les Français attendent. Nous n'avons pas intérêt à favoriser les




