Menu
Libération

A Tarbes, Sarkozy enclenche le pilotage automatique.

Réservé aux abonnés

Serrer des mains, parler de sport et critiquer les impôts : il fait dans le classique.

Publié le 25/02/2005 à 0h43

Tarbes, envoyé spécial.

En campagne, Nicolas Sarkozy l'est toujours. Mais peu sur l'Europe. A quelques jours du lancement officiel de la campagne pour le oui de l'UMP, son président n'y a consacré que la fin de son discours, hier soir à Tarbes, lors d'un meeting devant une salle comble. Pour dire «qu'il soutient la décision de faire un référendum» et qu'il s'y engagera «complètement» et «sans prudence».

Dérapages contrôlés. Son argument principal a été la paix, en rappelant que l'Europe l'avait permise, et en demandant aux Français de «ne pas la détruire». Il a aussi suggéré que les pays européens pratiquant le dumping social soient privés de certaines subventions. Mais lors de ce passage européen, c'est uniquement sur son refus de voir la Turquie entrer dans l'Union qu'il s'est fait applaudir autant que sur les autres sujets : l'augmentation des impôts de 20 % dans la région qu'il a jugée «injuste et injustifiée», puis la question de la politique migratoire qu'il souhaite «généreuse mais réaliste», citant l'éternel exemple de l'équipe de France de football du Mondial 1998.

Auparavant, la journée s'était apparentée à une aimable promenade de campagne dans une ville historiquement à gauche mais tombée dans le giron de la droite aux dernières municipales. Tout juste Nicolas Sarkozy s'est-il autorisé quelques dérapages ­ très contrôlés ­ sur les pentes de La Mongie en évoquant à de multiples reprises l'échéance de 2007, grand clin d'oeil à l'appui. Lors de la visite d'une usine da

Dans la même rubrique