Nicolas Hulot en missi dominici. Le président de la Fondation éponyme associé au lobby écologiste s'est démené comme un beau diable pour favoriser l'adoption de la charte de l'environnement, lundi, par les parlementaires réunis en congrès (lire ci-dessous). La charte inscrit dans la Constitution, le fameux «principe de précaution» qui vise au risque zéro. C'est une promesse du candidat Chirac à l'Elysée, faite aux environnementalistes, en 2002 et renouvelée par le chef de l'Etat en mai 2003, lors d'un discours à Nantes.
L'un des principaux inspirateurs du chef de l'Etat en matière d'environnement, Nicolas Hulot, assure «n'être l'envoyé spécial de personne».
Menaces. Mais il a pris peur la semaine dernière. D'un simple point de vue arithmétique pourtant, le projet de loi a toutes les chances d'être adopté par les trois cinquièmes des parlementaires : à l'Assemblée nationale comme au Sénat, une large majorité l'a approuvé. Mais les socialistes, François Hollande en tête, se sont crispés et ont menacé de faire capoter le projet en votant non. Le premier secrétaire reproche au président de la République «d'encourager la confusion» en soumettant la charte au congrès, convoqué en premier lieu pour voter les modifications constitutionnelles préalables à l'adoption du traité constitutionnel européen qui sera soumis au printemps à référendum.
Nicolas Hulot a alors vu rouge. Et décroché son téléphone. Il a joint François Hollande alors que celui-ci battait la campagne référendaire à Madr




