Au bon plaisir de Jacques Chirac. Après le Congrès à Versailles de lundi, le chef de l'Etat avait en main tous les outils institutionnels pour décider de la date du référendum sur la Constitution européenne. Il a désormais tous les éléments politiques pour arrêter son choix puisqu'il a achevé de consulter hier tous les chefs des partis représentés à l'Assemblée nationale. Il devrait annoncer d'ici la fin de la semaine que les Français seront consultés le 22 mai ou le 29 mai. Le chef de l'Etat a tenu hier après-midi une réunion à l'Elysée avec ses collaborateurs pour faire la synthèse de ses rencontres, des demandes formulées par les partis et étudier le meilleur créneau pour appeler au vote.
Une accélération
Lorsque le 14 juillet, il annonce la tenue d'un référendum, Chirac parle du second semestre de l'année 2005. Mais le 31 décembre, lors de ses voeux télévisés, il raccourcit les délais et promet une consultation «avant l'été». L'Elysée et Matignon se mettent alors à travailler sur «des scénarios compris entre le 1er mai et le 19 juin», le dernier dimanche du printemps. Depuis, l'Elysée réfute toute idée d'accélération de son calendrier. Pourtant, le Congrès de Versailles du 28 février a bien été avancé. Plusieurs ténors de la majorité avaient été informés par Matignon qu'il aurait lieu fin mars. Persuadé que le non était en train de gagner du terrain, l'Elysée a un moment opté pour une campagne «plus pédagogique que politique», courte, avec l'idée d'une consultation début m




