Ni Krivine ni Cohn-Bendit. Ni Buffet ni Bayrou. C'est la nouvelle ligne des Verts, adoptée ce week-end à l'issue d'un conseil national interrégional (Cnir), comme souvent, surréaliste. Le parlement du parti écologiste a tenté de mettre de l'ordre dans sa campagne référendaire. La ligne étant de la mener de façon «autonome» en faveur du oui, le Cnir a cherché à exclure à la fois les partisans du non et ceux, favorables au traité, qui feront estrade commune avec d'autres hérauts du oui.
«Farce». Comme les socialistes, les écologistes sont majoritairement favorables au traité. Mais, comme au PS, les tenants verts du non ne veulent pas se taire. Dans le rôle de Jean-Luc Mélenchon, la députée Martine Billard qui peste contre «le brouillage politique» assimilant le oui de gauche au oui de droite. Dans celui d'Henri Emmanuelli, la vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France, Francine Bavay, qui réclame un temps d'expression dans la campagne officielle et une part du financement, arguant du fait que «les Français ont le droit à un débat pluriel». Jurant vouloir «mener campagne en [son] nom propre», elle s'est vu intimer l'ordre de ne pas figurer jeudi, à l'occasion d'un meeting parisien, aux côtés de Marie-George Buffet (PCF), Alain Krivine (LCR) et Georges Sarre (MRC). Le secrétaire national, Yann Wehrling, est chargé d'aviser son homologue communiste qu'il n'y aura pas de responsable vert, jeudi, à ses côtés. Et qu'elle doit retirer toute mention du parti écolo des affiches




