Haro sur Barroso. Le PS du oui et celui du non trouvent une occasion de s'accorder sur le dos du président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso. Grâce à lui et à la fameuse directive Bolkestein concernant la libéralisation des services, ils remisent un temps leurs querelles internes sur le traité européen pour lancer une fatwa contre le patron de l'exécutif communautaire. Il devrait même réussir l'exploit de faire l'unanimité droite-gauche contre lui aujourd'hui dans l'hémicycle. Le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, et les présidents des quatre groupes parlementaires ont demandé et obtenu que le gouvernement organise un débat sans vote sur le sujet cet après-midi.
Sûr que les propos de Barroso seront commentés. Hier matin, à Bruxelles, il a exhumé le projet de directive Bolkestein, tout juste suspendu, en affirmant : «Nous devons avoir un marché unique des services, il devra être basé essentiellement sur le principe du pays d'origine avec des garanties appropriées.» Ce fameux principe est au coeur de la controverse sur le texte. Il prévoit que les prestataires de services européens ne seraient soumis qu'à la loi de leur pays plutôt qu'à celle des Etats membres où ils fournissent leurs services.
Sitôt les propos de Barroso rendus publics, Henri Emmanuelli a eu vite fait de dire tout le mal qu'il en pense. Malmené par ses camarades du oui, le député a rappelé à Chirac et Raffarin leurs engagements en faveur d'«une remise à plat» de la direct




