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Libération

Sarko caresse les battus des régionales dans le sens du poil

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Devant 200 élus UMP, il a implicitement critiqué Raffarin et Juppé.

Publié le 15/03/2005 à 0h58

Thérapie de groupe à l'UMP. Un an après la Bérézina qui a vu la droite perdre 20 régions sur 22, Nicolas Sarkozy a réuni hier 200 conseillers régionaux UMP, venus de toute la France, dans l'enceinte du conseil régional francilien. L'objectif premier était de leur diffuser un livre au vitriol sur les «dérives» des exécutifs socialistes. Mais le réquisitoire a tourné à la critique de son propre camp.

Fautifs. Après avoir rapidement dénoncé les fortes hausses d'impôt votées cette année («la gauche dans les régions, c'est plus d'impôts, plus de dépenses, plus d'endettement»), le président de l'UMP s'en est pris à la manière dont ses prédécesseurs ont mené le combat des régionales. Sans que les fautifs ne soient jamais nommés, tout le monde en a pris pour son grade. A commencer par Jean-Pierre Raffarin, qui n'a pas voulu «politiser» cette campagne au risque de démobiliser l'électorat de droite («c'est nous qui avons désespéré nos électeurs en donnant le sentiment de renoncer à défendre nos valeurs»). Sans oublier la décentralisation que le Premier ministre a tenu à faire voter juste avant le scrutin : «La décentralisation, notamment en termes de simplification, n'a pas été jusqu'au bout de son processus», a tranché Sarkozy, oubliant au passage que c'est lui, en tant que ministre de l'Intérieur, qui avait présenté la réforme.

«Décapités.» Puis c'est Alain Juppé et le conseiller élyséen Jérôme Monod qui ont été épinglés pour avoir choisi de mauvaises têtes de liste. «Bien des électio

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