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Libération

La FNSEA boude l'Europe

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Ni les promesses de Raffarin ni les chefs du camp du oui n'ont convaincu les agriculteurs.

Publié le 25/03/2005 à 1h08

Le Mans envoyé spécial

Une évidence. Le résultat du référendum du 29 mai est «incertain», a reconnu hier après-midi Jean-Pierre Raffarin devant les congressistes très remontés de la FNSEA réunis au Mans (Sarthe). Et pour tenter de calmer ces agriculteurs tentés de voter non à la consultation sur la Constitution européenne, le Premier ministre a sorti son porte-monnaie. Histoire de rendre plus belle la future loi d'orientation agricole débattue dans les mois qui viennent. Elle comportera, c'est la principale annonce faite hier par Raffarin, le financement à hauteur de 50 à 100 millions d'euros par l'Etat des congés des paysans souhaitant partir en vacances «comme tous les Français». Il a aussi repris à son compte l'idée d'un fonds agricole destiné à faciliter la transmission des entreprises agricoles sans qu'elles risquent leur vie dans l'opération. La salle a poliment applaudi. Ces mesurettes redonneront-elles aux agriculteurs foi dans l'Europe ? Pas sûr.

Echéance. Juste avant Raffarin, les principaux chefs des partis politiques avaient fait le voyage pour tenter de calmer eux aussi le scepticisme voire la colère des 650 000 paysans français face à l'échéance de la Constitution. Une première à la FNSEA. François Hollande (PS), Nicolas Sarkozy (UMP), François Bayrou (UDF), et enfin Alain Bocquet (PCF), étaient sagement assis en rang d'oignon. A l'exception de Bocquet, tous ont fait de leur mieux pour tenter de faire changer les paysans d'avis.

Avec des arguments plutôt simpliste

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