Nuance giscardienne. Valéry Giscard d'Estaing ne fait «pas campagne», il entame une tournée «d'explication de la Constitution». Ce qui revient strictement au même : il plaide sans nuance pour le oui. La première étape de ce VGE's tour l'a conduit hier matin dans le salon d'un grand hôtel parisien à l'occasion du lancement d'un ouvrage didactique que l'ex-Président a préfacé (1). Arrivé avec une grosse demi-heure de retard depuis le 10 mai 1981, VGE a appris à se faire désirer , il s'est dit certain de la victoire du oui le 29 mai. «Pas de panique, a-t-il lancé, les Français diront oui à la Constitution.» Ce qui ne l'a pas empêché de pourfendre les oiseaux de mauvais augure qui annoncent un non à la hausse. Il a délivré, sans le citer, un conseil au chef de l'Etat : «Il faut éviter tout ce qui nous rapproche d'un plébiscite.» Autrement dit : que Chirac se débrouille pour que les Français ne votent pas pour ou contre lui. Mais se prononcent sur le seul traité.
Il est bon, il est beau ce texte, répète celui qui rappelle en être le père et ne recule pas devant la comparaison avec les illustres conventionnels américains (Madison, Washington, etc.). «Il suffit de prendre le temps de le comprendre pour voter oui» : selon lui, «une heure et demie» suffit pour «lire l'important» c'est-à-dire «les trente premiers articles». Et puis même si on ne les lit pas, il faut se convaincre que «la Constitution ne propose que des améliorations. Personne ne peut indiquer le moindre recul». C'es




