Menu
Libération

Flosse avait bien recruté des agents de renseignements

Réservé aux abonnés

L’enquête sur la disparition d’un journaliste en 1997 révèle que l’ex-président de Polynésie avait monté un service d’espionnage.

Publié le 26/03/2005 à 1h09

Des barbouzes. Gaston Flosse, l’ex-président de Polynésie et sénateur UMP, a bien recruté «des agents de renseignements d’origines militaires» chargés «de suivre tant dans leur vie privée que dans leur vie publique [ses] opposants politiques, [ses] amis et [ses] familiers». Cette «cellule d’espionnage était installée dans les locaux de Groupe d’intervention pour la Polynésie». C’est ce même GIP qui essaie, en bloquant l’accès au port, de pourrir le début du mandat du nouveau président, l’indépendantiste Oscar Temaru (lire ci-dessous).

Lumière. Les révélations de l’existence d’une «piscine» flossiste sont les premiers fruits d’une enquête menée par les gendarmes de Papeete. Depuis le 17 janvier, le commandant de la gendarmerie pour la Polynésie a décidé la création d’un groupe d’enquêteurs nommé «JPK 987». Suite à la délivrance de deux commissions rogatoires, ils ont pour mission de faire toute la lumière sur la disparition du journaliste Jean-Pascal Couraud, opposant notoire à Flosse. Depuis le 15 décembre 1997, celui qui signait ses articles «JPK» n’a plus donné signe de vie (Libération du 14 décembre). Pendant un très long septennat, la justice n’a privilégié qu’une seule hypothèse. Celle du suicide. Mais depuis la mi-décembre, elle se voit contrainte d’explorer d’autres pistes. En effet, un membre du fameux GIP a affirmé avoir participé à la surveillance du journaliste. Pire, il assure avoir assisté à son exécution. Elle aurait été commise par deux de ses anciens co

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique