Menu
Libération

Grand oral sur l'Europe au Grand Orient de France

Réservé aux abonnés

Raffarin, Hollande, Mélenchon... Tous se rendent chez les francs-maçons pour faire campagne.

Publié le 26/03/2005 à 1h09

Embouteillage à la loge. Mercredi soir, les francs-maçons du Grand Orient de France (GODF) ont entendu Jean-Pierre Raffarin. Jeudi soir, ils ont remis ça avec François Hollande. Il y a près de deux mois, Laurent Fabius avait lui aussi planché devant les frères. Dans les semaines qui viennent, la principale obédience maçonnique de France (46 000 membres), située à gauche, recevra Elisabeth Guigou, Jean-Luc Mélenchon, Michel Rocard puis Jean-Pierre Chevènement. Plus quelques autres d'ici le 29 mai, date du référendum sur la Constitution européenne. C'est que le GODF «est particulièrement attentif au débat sur le traité, selon son secrétaire général [leur ministre de l'Intérieur] Christian de Bonfils. Comme nous l'avons été dans sa phase d'élaboration». Notamment pour veiller à ce que les références à «l'identité religieuse» de l'Europe soient gommées. «Comme l'ensemble des Français, les frères et les soeurs sont partagés entre le oui et le non», ajoute le secrétaire général. Si bien que contrairement à la présidentielle, par exemple, le GODF n'appellera pas à voter pour ou contre le traité, et «ne donnera aucune consigne de vote» à ses membres. D'où la nécessité pour les responsables politiques de faire campagne au temple.

Petit jeu. Devant un public attentif, «presque en famille», François Hollande a eu l'occasion, au siège de la rue Cadet, à Paris, de roder ses arguments. Les mêmes qu'il devrait développer le 31 mars à Marseille pour le premier grand meeting du «oui socialist

Dans la même rubrique