Toulouse de notre correspondant
Martin Malvy sonne la charge. Le président socialiste de la région Midi-Pyrénées ne se contente pas de dire que le transfert des compétences de l'Etat vers les régions est le boulet financier qui fera couler les collectivités. Il monte en première ligne en s'y opposant franchement. Un mouvement de mauvaise humeur bien calculé : plusieurs départements du Sud-Ouest l'ont déjà rejoint dans cette fronde.
Conventions. Le 17 mars, la commission permanente de Midi-Pyrénées, à Toulouse, a refusé de signer les conventions nécessaires au transfert des personnels non enseignants des lycées (les TOS) de ceux gérant la formation sanitaire et sociale et des services culturels de l'inventaire. Le règlement aurait autorisé Martin Malvy à faire cela tout seul dans son bureau. Mais pour asseoir sa posture de capitaine de la résistance budgétaire des régions, il a choisi de soumettre la décision à cette commission où siègent huit élus UMP et trois UDF. Lesquels, lui donnant raison mais refusant de sanctionner le gouvernement, ont préféré ne pas prendre part au vote.
«Ces conventions sont incomplètes et erronées», explique Martin Malvy. Pour justifier son refus, il cite le nombre de TOS variant pour sa région de 2 375 selon le rectorat de Toulouse à 2 379 selon l'enquête de la région, en passant par 2 358 selon le rapport ministériel au Parlement et 2 352 selon les chiffres préfectoraux. «L'UMP vient de critiquer la gestion socialiste des régions, conclut-il. Mais l




