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Libération

Au PS, les salaires ne sentent pas la rose.

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Des salariés du siège dénoncent une stagnation, alors que certains émargent très haut.

Publié le 29/03/2005 à 1h12

Comme si Fabius, Emmanuelli et les autres ne lui suffisaient pas avec leur non à la Constitution européenne, François Hollande doit faire face à un malaise social grandissant au siège du PS, rue de Solferino, à Paris (VIIe). Et la centaine de permanents ­ pour la plupart encartés au PS ­ doivent tenir aujourd'hui une assemblée générale juste avant la réunion du bureau national. Ils dénoncent «un simulacre de dialogue social» et demandent à Hollande «un Grenelle des salaires». Exactement ce que réclame le premier secrétaire à Jean-Pierre Raffarin lorsqu'il s'agit du traitement des fonctionnaires.

Gel. A l'origine du malaise : un gel global des salaires avec, parallèlement, des hausses substantielles accordées à certains hauts revenus du parti. Contractuellement, représentants de la direction et des salariés doivent se retrouver au sein d'une «commission mixte paritaire» (CMP) qui fixe collectivement les niveaux et augmentations de salaires. Mercredi, la CGT (largement majoritaire) a boycotté cette CMP. Les représentants syndicaux estiment «ne servir à rien» : les augmentations sont décidées sans eux. «On est passé du paritarisme au népotisme», affirment-ils dans un tract. Premier visé : le nouveau secrétaire général administratif, arrivé il y a six mois. Ce quadragénaire membre du Conseil d'Etat, ancien responsable administratif de la région Ile-de-France, perçoit 11 881 euros bruts par mois. Ce qui fait s'exclamer un ancien ministre, membre du secrétariat national : «Il gagne

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