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Libération

Emmanuelli prête sa voix aux non muets

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Il était invité hier en Saône-et-Loire sur les terres d'un autre socialiste, Montebourg.

Publié le 31/03/2005 à 1h17

Montchanin envoyé spécial

Une campagne pour trois. Poursuivant son «tour de France des délocalisations», Henri Emmanuelli a fait hier la promotion de son non en Saône-et-Loire auprès des salariés de chez Dim et d'une entreprise de chaudronnerie. Mais son non était aussi celui des fabiusiens comme celui du Nouveau Parti socialiste (NPS) de Montebourg. Eux ont choisi officiellement de taire leur opposition au traité. Ils sont donc ravis de trouver un Emmanuelli pour dire tout haut ce qu'ils pensent tout bas.

Surtout, en plein fief fabiusien, lui-même au milieu de terres «montebourgeoises». Dans la salle des fêtes de Montchanin, le fabiusien Didier Mathus et Arnaud Montebourg sont assis au premier rang. Devant 400 militants, ils accueillent chaleureusement Emmanuelli, posent avec lui mais ne s'expriment pas à la tribune. «Des faux-culs», éructe un militant bourguignon. «Franchement, ça me rend malheureux de ne pas faire campagne, se justifie Montebourg, député et premier fédéral. Mais nous ne pouvons prétendre transformer le PS et ne pas respecter le vote de ses militants.» Ce qui ne l'a pas empêché d'être un des premiers à proposer à Emmanuelli de venir faire campagne sur ses terres. Mathus, lui, n'a rien demandé. Mais avoue «comprendre Henri. Lui peut se permettre de mener campagne. La direction du parti a d'ailleurs commis une grosse erreur en radicalisant son oui. Elle aurait mieux fait de promouvoir un oui critique. Mais en se montrant plus royaliste que le roi, elle a favor

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