En route pour une primaire Sarkozy-Chirac au premier tour de la présidentielle de 2007 ? Invité hier soir pour la troisième fois en deux ans et demi de l'émission 100 Minutes pour convaincre sur France 2, Nicolas Sarkozy a jugé tout à fait «concevable» qu'il y ait plusieurs candidats de la même famille politique à cette élection, y compris si le chef de l'Etat sortant postulait à un troisième mandat. «Le fait d'être président de la République rend-il illégitime toute autre candidature ?» a-t-il interrogé comme pour bien montrer qu'il ne redoutait pas un éventuel affrontement avec son aîné. Et, pour enfoncer le clou, il a assuré qu'il n'y avait pas «un candidat primus par rapport aux autres» : «Si vous me montrez un texte qui l'affirme, alors je m'incline.» A peine l'effronterie prononcée, Sarkozy a souhaité, sans même qu'on l'interroge, évoquer l'état de ses relations avec le chef de l'Etat: «J'ai de l'attachement à sa personne et de l'admiration pour son parcours politique. Nos rapports sont très respectueux. [...] Mais je reste un homme libre, fût-ce avec le président de la République.»
Alternative. La preuve, Sarkozy a brossé sa vision de l'avenir de la fonction présidentielle (lire ci-dessous) sans rapport avec celle de son actuel titulaire. Parce que «la démocratie, c'est la transparence», il a souhaité la publication de bulletins de santé du chef de l'Etat. Pratique à laquelle se refuse Jacques Chirac, 72 ans. Et Sarkozy a annoncé une série de réformes institutionnelles




