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Autour d'Emmanuelli, on ne dit pas non à la scission

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Au PS, les partisans du député s'interrogentsur leur avenir au sein du parti après le vote du 29 mai.

Publié le 18/04/2005 à 1h48

Plutôt Dark Vador que Obi-Wan Kenobi, Henri Emmanuelli croit pourtant que «la Force est avec nous». Comprendre : avec les partisans du non socialiste. Hier, à la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis), le député PS des Landes ne préparait pas la Guerre des étoiles. Il avait juste réuni un peu plus de 200 militants, représentant «plus de 80 comités pour le non socialiste» au traité constitutionnel européen, pour préparer l'après-29 mai. A ses têtes de réseau, le leader du courant minoritaire Nouveau Monde a proposé d'«essayer de structurer le non de la gauche plurielle».

«Nouvel Epinay». L'ombrageux Landais a fait ses comptes : «La moitié au moins des socialistes, tout le Parti communiste, un vert sur deux, une majorité de parlementaires radicaux, la gauche mouvementiste, ça commence à faire du monde.» Il est persuadé que «les ingrédients de cette nouvelle construction politique existent», qu'il faudra en passer par «un nouvel Epinay» comme il le confiait à Libération samedi. C'est-à-dire un rassemblement des «forces de progrès» autour du PS. Interrogé sur le sujet hier par Radio J, François Hollande a freiné les impatiences : «Les rendez-vous viendront.» Le premier secrétaire a ajouté : «Les militants seront consultés. C'est la seule façon de régler nos différends et j'espère que, cette fois-ci, comme cela aurait dû être le cas après le 1er décembre [date du référendum interne sur la Constitution, ndlr], il y aura un vote qui permettra de (se) rassembler.» Ce qui fait au moi

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