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Interview

Debré, son fidèle entre les fidèles, actuel président de l'Assemblée nationale.

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" Il est disposé à entendre beaucoup de choses. Bien plus qu'un petit secrétaire d'Etat l'accepterait."

Publié le 21/04/2005 à 1h45

Ils sont une poignée. Quatre ou cinq, tout au plus, à avoir la confiance totale de Jacques Chirac. Des amis de vingt ou trente ans, parfois plus. Comme Jérôme Monod, Denis Tillinac, Pierre Mazeaud ou Alain Juppé. Jean-Louis Debré est de ceux-là. Depuis dix ans, l'actuel président de l'Assemblée nationale fait partie de ces visiteurs des dimanches après-midi élyséens. Longtemps porte-flingue du président du RPR, Debré voue une admiration totale à «son» Chirac, comme un petit frère à son aîné. A ceci près qu'il le vouvoie et lui donne du «Monsieur le Président». Chirac, lui, tutoie son «Jean-Louis».

«C'est convenu de le dire, mais le personnage a un côté très séduisant, très sympathique. Je dis cela bien au-delà de l'engagement qui nous est commun. Je me dois de reconnaître d'ailleurs que parfois Jacques Chirac m'exaspère quelque peu. Je ne doute pas un seul instant que ce doit être réciproque. Franchement, je suis extrêmement frappé par l'égocentrisme du monde politique. La plupart des responsables du pays ne s'intéressent plus qu'à eux. C'est le règne du "je-je". Cela n'a jamais été le cas du Président. Là où il se trouve, il porte toujours une attention non feinte aux autres. Il n'est jamais recroquevillé sur lui-même. Qu'il soit à Paris ou ailleurs, il n'hésite pas à décrocher son téléphone pour prendre des nouvelles. A priori, il n'est pourtant pas obligé. C'est de mon point de vue assez fascinant. Parfois, je me dis qu'il perd son temps. Pourtant, à bien y réfléchir, c'es

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