Pas question de démissionner. Malgré des critiques de plus en plus vives, Simone Veil demeurera membre du Conseil constitutionnel. Hier, une nouvelle voix celle du président de l'Assemblée a suggéré à l'ancienne présidente du Parlement européen de se démettre de ses fonctions. Et de ne pas se contenter d'une simple «mise en congé» pour participer à la campagne référendaire. «Les membres du Conseil constitutionnel ne peuvent pas intervenir dans la campagne électorale, a affirmé Jean-Louis Debré sur France Info et la Chaîne parlementaire. Si on veut intervenir, on peut démissionner.»
En héritier fidèle de son père Michel Debré, auteur de la Constitution de 1958, Debré fils a recommandé de «faire attention à ne pas abîmer les institutions de la République et, pour convenances personnelles, un moment se mettre en dehors du statut du Conseil constitutionnel, qui doit être au-dessus et en dehors des combats politiques». Robert Badinter, ex-président du Conseil constitutionnel, a tenu des propos quasi similaires mercredi : «Si vous avez une cause qui vous tient vraiment au plus profond de vous-même, je comprends que l'on dise : "Je ne peux pas ne pas retourner au débat politique" (...) Supposez que, s'agissant de la peine de mort, il y ait eu des tentatives de rétablissement, eh bien, j'aurais dit : "Je ne peux pas rester là, à l'écart, j'y retourne, j'y vais", mais j'aurais quitté le Conseil.»
Interrogée par Libération le 2 mai, Simone Veil avait par avance répondu à ces critiqu




