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Libération

Buffet refait son nom sur le non

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La secrétaire nationale du PCF veut profiter de la campagne pour fédérer une alternative à gauche.

Publié le 13/05/2005 à 2h09

Flixecourt (Somme) et Viry-Châtillon (Essonne), envoyé spécial.

C'est la madone des «nonistes». Marie-George Buffet nage en plein «bonheur». Il est près de 23 heures ce 10 mai, la secrétaire nationale du Parti communiste français (PCF) vient de descendre de la scène de la Halle des sports de Viry-Châtillon (Essonne). Devant 1 500 communistes, socialistes, chevènementistes et altermondialistes réunis par le sénateur socialiste du lieu, Jean-Luc Mélenchon, l'ex-ministre de la Jeunesse et des Sports vient de répéter pour la cinquième fois de la journée : «Nous sommes en train de construire quelque chose de grand... Vous vous rendez compte : ce que nous sommes en train de réaliser est historique... La gauche dans sa diversité est capable de se rassembler face à la droite... Il va y avoir quelque chose de neuf, quelque chose de bon à gauche.» La sono envoie le Chant des partisans, version remix. On embrasse «Marie-George», elle signe des autographes, elle pose pour les possesseurs d'appareil jetable. «Tout ça c'est beaucoup de bonheur.» Et pas mal de tactique. La patronne des communistes escompte que la campagne référendaire remettra le PCF au centre de la gauche. Pour cela, même si elle refuse de l'avouer, «car ce serait diviser la gauche», elle veut bien endosser la casaque de «chef du non». Elle le dit autrement : «J'ai essayé de rassembler le spectre de la gauche le plus large possible. De Fabius à Besancenot.»

Contrairement au porte-parole de la LCR, le numéro 2 du PS ne s'est

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