Menu
Libération
Série

Le non peut-il donner un coup d'arrêt à l'Europe ?

Réservé aux abonnés

Seule certitude en cas de rejet de la Constitution par la France : l'Union en reviendrait au traité de Nice. La renégociation avec les partenaires européens paraît, elle, quasi impossible.

Publié le 13/05/2005 à 2h09

A Bruxelles (UE),

Existe-t-il un plan B, une solution de rechange, si la France rejette le traité ? Soucieux de dédramatiser l'enjeu du scrutin, les tenants du non affirment que le traité pourra être renégocié et que la France se trouvera même en position de force pour le faire. Les partisans du oui prédisent, eux, une très longue panne de la grande aventure politique du Continent pour culpabiliser les proeuropéens de gauche tentés par un non à l'«Europe libérale».

S'il n'y a pour l'heure aucun plan B déjà prêt au fond d'un tiroir, c'est d'abord qu'un non français ne faisait pas partie des scénarios envisagés. Autant l'hypothèse d'un refus de ratification britannique, danois ou tchèque est depuis longtemps dans les têtes, autant les sondages donnant le non gagnant à partir de la mi-mars en France ont pris par surprise tous les partenaires de Paris.

Tronçonnage. Juridiquement, un non français n'a pas le pouvoir d'interrompre le processus de ratification, d'autant que neuf des Etats membres l'ont déjà mené à bien. Hier, le Premier ministre britannique, Tony Blair, a promis que le référendum se tiendrait «dans tous les cas» au Royaume-Uni. Le projet de Constitution européenne a prévu les accidents de parcours dans une déclaration annexe : si, au 1er novembre 2006, au moins 20 pays sur 25 ont ratifié le traité et qu'«un ou plusieurs Etats membres ont rencontré des difficultés» pour y parvenir, le Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement se réunira pour en discuter. Le f

Dans la même rubrique