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Riga lie la montée du non au rejet du dernier élargissement de l'Union.

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Publié le 14/05/2005 à 2h11

Riga correspondance

Comme les autres pays baltes, la Lettonie, ex-république soviétique de 2,3 millions d'habitants, indépendante depuis 1991, a choisi la voie parlementaire. Sept des huit fractions de la Chambre des députés s'apprêtent à ratifier le texte. Leur vote devrait intervenir avant l'été. En attendant, la presse de Riga suit de près le débat français en insistant sur le lien entre la montée du non et le rejet du dernier élargissement de l'UE. Le ministre des Affaires étrangères, Artis Pabriks, proeuropéen convaincu, a récemment regretté, lors d'un colloque à Riga sur la Constitution, qu'un pays pilier de l'intégration comme la France semble se renfermer sur lui. «Les pays qui étaient considérés comme les forces motrices de l'UE manquent désormais d'enthousiasme [...]. On a l'impression que certains ont peur de l'Union européenne et de la vitalité que nous apportons. La peur que suscitent les nouveaux membres au sein de la vieille Union risque ainsi de faire avorter le projet de Constitution.»

La politologue Zaneta Ozolina souhaite elle aussi que le oui l'emporte chez les Vingt-Cinq. Mais elle trouve quelques vertus à l'agitation qui secoue la France. «L'élargissement s'est fait très rapidement. Ce pourrait être le moment de faire une pause et de réfléchir aux coûts et aux bénéfices.» Dans cette réflexion, elle n'oublie pas que «les propositions des petits pays n'ont guère été prises en compte lors de l'élaboration de la Constitution, tandis que les représentants des

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