Au secours, Raffarin revient. Opéré de la vésicule biliaire il y a dix jours, le Premier ministre est de retour dans l'arène politique. Hier soir, il s'est exprimé sur France 2, en direct de Bordeaux, où il tenait son premier meeting postopératoire (lire ci-dessous). Une réapparition à marche forcée, mais qui n'est pas nécessairement une bonne nouvelle pour le camp du oui. Mezzo voce, nombre de parlementaires UMP et de ministres craignent que son retour fasse basculer dans le camp du non les électeurs de gauche encore indécis. Faut-il y voir un signe ? Le non a repris la tête dans les sondages. Et selon une enquête Sofres pour le Monde-RTL-LCI publiée hier, 38 % des Français veulent que le Premier ministre intervienne moins dans la campagne, contre 18 % qui souhaitent l'entendre davantage.
Pour un convalescent, le chef du gouvernement a un carnet de bal assez chargé. Demain, il sera au Havre, chez l'UMP Antoine Rufenacht, ex-directeur de la campagne présidentielle de Chirac en 2002. Vendredi, il ira à Epinal. Le lendemain, une petite visite est prévue dans le Val-d'Oise. Et lundi, il tiendra à Poitiers, un meeting commun avec Nicolas Sarkozy. Depuis trois ans, le président de l'UMP n'a jamais caché le peu d'estime qu'il lui porte ; pour Jean-Pierre Raffarin, le faire venir sur ses terres doit avoir le goût d'une agréable revanche.
Malentendu. Impopulaire au point de handicaper le oui, mais incontournable et presque indispensable au sein d'une droite déchirée par la rivalité Ch




