C'est le oui ou la crise économique. En moins de vingt-quatre heures, le gouvernement français et la Commission européenne ont communiqué sur ce thème à l'unisson. Jean-Pierre Raffarin, mardi soir, a été le premier, depuis le début de la campagne pour le référendum, à se situer sur ce terrain dramatique. Le rejet de la Constitution a-t-il soutenu conduirait à une «crise politique» qui se traduirait par «de longs mois de crise économique». Son ministre du Budget, hier matin, précisait l'argument : «Si le non l'emporte, a expliqué Jean-François Copé, il y aura à l'évidence pour les mois ou les années qui viennent un climat d'incertitude qui pèsera beaucoup sur les décisions économiques prises par les grands acteurs, notamment les entreprises, mais aussi les ménages.» Ce qui signifie en clair que l'investissement et la consommation baisseraient.
Le spectre d'une récession n'est pas loin. Sur Europe 1, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a tenu hier un discours parallèle, assurant qu'«un non français serait une très mauvaise nouvelle pour l'économie, l'Europe, la France». Son commissaire aux Affaires économiques, le socialiste Joaquin Almunia, s'est fait plus précis dans le Monde daté d'aujourd'hui : «Le non nuira à la reprise de la croissance. Aujourd'hui toutes les conditions sont réunies sauf une : la confiance. Le oui la relancera, le non la sapera encore un peu plus.»
Confiance. La rafale de catastrophisme ne fait pas recette chez les partisans du o




