Fatigué, mais pas découragé. A moins d'une semaine du référendum, François Bayrou ne désespère pas de convaincre les 30 % d'électeurs indécis. «Jusqu'au dernier jour, jusqu'aux dernières heures», le président de l'UDF entend batailler pour le oui à la Constitution européenne. Samedi, à Paris, il avait convoqué 800 cadres de son parti pour les inciter à défendre un «oui de résistance» alors que le non s'est installé en tête des sondages. «Il faut continuer d'afficher la confiance et être constructif, dire pourquoi cette Constitution est vitale pour la construction européenne», expliquait Marielle de Sarnez, députée européenne et directrice de la campagne de l'UDF.
«Inimaginable». Afin de prouver l'isolement du non français, elle avait invité à cette convention pour l'Europe une brochette de leaders européens : l'Italien Francesco Rutelli, le Polonais Bronislaw Geremek et le Britannique Graham Watson sont tombés d'accord pour juger le non «inimaginable». Bayrou lui-même s'est dit persuadé que, au moment de mettre leur bulletin dans l'urne, «les Français se sentiront en charge de leur avenir et de celui de leurs enfants».
Voilà pour la façade. En coulisse, les dirigeants de l'UDF avaient du mal à cacher leur désarroi. «Chez moi, dans l'Eure, même l'association des pêcheurs à la mouche vote non...» confiait Hervé Morin, président du groupe centriste à l'Assemblée nationale. Son homologue au Sénat, Michel Mercier, n'était guère plus optimiste : «Les gens de mon canton, qui votent p




