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tribune

Oui aux Lumières, non au traité.

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De la Commune à mai 81, chaque fois que la France a marqué l'Histoire, ce fut à contre-pied.

ParMichel Onfray
Serge Sautreau
Ernest Pignon Ernest
Bernard Noël
Dominique NOGUEZ
Marie-José Mondzain
Robert Guédiguian
Françoise GAILLARD
Jean-Louis COMOLLI
Guy COQ
François DAGOGNET
Régis DEBRAY
Gérard Mordillat
Jean-Claude GUILLEBAUD
Publié le 26/05/2005 à 2h19, mis à jour le 26/05/2005 à 2h19

Inquiets, en tant que citoyens, de voir le fossé se creuser entre les nantis et les démunis ; heurtés, en tant que laïcs, par l'enrôlement unilatéral des médias publics d'information, pourtant financés par l'ensemble des contribuables ; alarmés, en tant qu'individus, par le ton «ordre moral» de trop nombreux partisans du oui, avec intimation notabiliaire du bas peuple et stigmatisation injurieuse des dissidents ; et conscients du devoir de combattre demain le populisme revanchard et sot, les soussignés croient devoir manifester ce qu'en d'autres circonstances ils auraient gardé pour eux : on ne s'interdira pas, le 29 mai, de voter non.

Le oui a des raisons auxquelles nous ne sommes nullement insensibles. Aussi respectons-nous ceux qui en feront le choix, sans y voir pour autant le camp du Bien ou de la Vérité. Car, ne nous leurrons pas : chaque option est un pari sur l'avenir, aucune n'est en position de délégitimer l'autre. Les risques sont partagés.

Tout bien pesé cependant, et puisque l'incertitude sur l'ultime ne saurait justifier l'abstention dans l'immédiat, il nous semble que l'adoption de ce traité constitutionnel, en l'état, fera courir plus de risques que son rejet à l'Europe que nous appelons de nos voeux : un continent où les salariés soient aussi considérés que les chefs d'entreprise, et où le banquier n'ait pas le dernier mot ; non-aligné à long terme sur les Etats-Unis d'Amérique ; et bien décidé à fausser la concurrence commerciale en matière de culture, de rec

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